Loin

Vagues_Dunes_Sable_Désert-8573

Des fois j’ai envie d’être loin. Là-bas, au fond. Là où il n’y a personne. Pas même moi. Juste mon âme qui vagabonde, cherchant du repos. Du répit. Loin de vous … C’est désopilant car j’ai marqué les mille pas de vous. De toi. Tes annales. Tes ennuis. Toi. Mes sourires. Mes percepts. Mon affection et mon amour.

Te demandes-tu, si mes soucis, mes désespoirs, mes problèmes et mes histoires. Je te les conte ? Caché derrière mes « al-hamdolillah » de mécréant. Je te les raconte ? Non. Mais tu le sais, tu le sens. Personne n’est mieux placé que toi pour connaître les chagrins de ma voix. Les péripéties de ma voie.

On se parle pour une quelconque once d’espoir, de rire. Mais ces rires je les connais. Quand ils sont sincères, fiers. Et quand ils sont anxieux et tristes.

Je ne te raconte pas mes pensées, de peur de te blesser. Cela m’estropierai. Je t’aime, mais je veux une hypocrisie. Celle qui dit que tout va bien. Même si tout va mal. Celle où tu n’auras pas me dire que tel ou tel est valétudinaire. Pas celles où tu vides ton sac violemment sur moi. Je ne suis pas en mesure. Pas ce soir. Je veux dormir. Apaisé. Je veux dormir. Là. Loin. De toi. De vous. De moi. Laisser les vagues me bercer. Me couvrir. Longtemps. En prendre conscience ? Peut être, ou peut être pas.

Je veux couper les ponts. Les liens. Mais notre cordon cisaillé n’a toujours pas cicatrisé. J’ai besoin de toi. Ta voix. Ta douceur. Être ton sauveur, comme tu m’as sauvé jadis, hier. Quand tu m’as détruit nuits passées. Mais tu m’as souvent sauvé. Tu as su faire jaillir le soleil.

J’ai besoin de toi. Mais j’ai besoin que tu me laisses. J’en suis fatigué. J’ai des chats à fouetter, une oreille à trouver et des bras pour me protéger.

Laisse-moi aller loin. De tout. De toi. De nous. Loin. Là-bas, où mon seul guide serait mes pas, marqués par mon petit poids. Le peu qui reste de ma corpulence, je veux le noyer dans mon égocentrisme, mais cette fois-ci sainement. Je veux m’entendre pleurer, mais cette fois ci à voix audible.

Je veux aller là-bas. Là où je ne connais personne. Où il n’y a personne. Le temps de quelques étoiles. Quelques levés de soleil. Quelques vagues en guise de berceuses. Le temps de voir, savoir, être au lieu de paraître.

Je veux là-bas … Au fond de cette image … Vois-tu ? Là-bas ! Oui …


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