Courte pause

Copyright image : Robin Eley

A quoi penses-tu le matin en te réveillant ? Combien de fois faudra-t-il que ton téléphone sonne avant de répondre ? Et quand tu reçois un message, penses-tu que c’est moi qui l’aie envoyé ? Quels sont les gens avec qui tu traînes maintenant ? Que leur dis-tu ? Et ceux que tu croises et à qui tu ne souhaites pas parler. Leur parles-tu quand même ? Gardes-tu le même rythme au réveil ? Tu restes allongé, à retarder l’envie de se mettre sous la douche ? Le café, est-il toujours ton booster de la journée ? Et hier, tu as regardé tes émissions sur ton iPad ou ton ordinateur ? Tu regardes quoi en ce moment ? Je ne sais pas … vu le contexte. Je regarderais des séries drôles moi. Ou de vrais films. Mais toi, que regardes-tu ? Les chansons d’amour te font pleurer, ou te rendent nostalgique ? Qui voulais-tu rencontrer le plus ce soir ? Et cette fin de semaine, as-tu bien dansé ? As-tu regardé d’autres que moi ? As-tu pensé à moi juste après ? Qui a droit à tes lèvres ? Je n’en désire qu’une seconde avec. Une morsure. Un baiser.

Que mets-tu aujourd’hui ? Combien de temps as-tu mis pour être satisfait de ce que tu portes ? Tu as froid ? Tu ne souhaiterais pas dormir dans les bras de quelqu’un ? Te réveiller dans les bras de cette personne ? Est-ce moi ? Un ami ? Quelqu’un ? N’importe qui, pourvu qu’il y ait quelqu’un ? Ou, te contentes-tu de la solitude que t’offrent ces récentes nuits ? As-tu passé beaucoup de temps pour te maquiller avant de sortir ? Et pour choisir tes déguisements ? Combien d’habits as-tu dû faire sortir de ta valise ? Tu as tout rangé directement ? Où as-tu attendu le lendemain pour tout remettre en place ? Qu’as-tu mangé pour le déjeuner ? Et le dîner, que comptes-tu préparer ?

Dis-moi, quand tu penses à moi. C’est du regret ? De l’amour ? Du soulagement ? De l’envie …

Qui te souhaite bonjour le matin et bonne nuit le soir ? Je te pose cette question, parce que j’aime me réveiller au son de l’amour, et me coucher avec la voix de mon amour. Ce sont des choses simples et bêtes, mais qui me manquent. Dis-moi, moi, suis-je quelqu’un ?

Te poses-tu autant de questions que moi ? Parce que j’en ai d’autres. Mais les partager toutes n’est pas une nécessité, cela volerait de l’espace et du temps. Ce sont juste des pensées que j’ai chaque jour. Depuis ce jour. Quand je prends le train, que j’arrive là où je m’arrêtais normalement, je pense à toi. Quand je visite Paris. Qui est devenue à la fois sournoise, et joyeuse, je pense à toi. Quand je vois les visages se dresser, je pense à toi. Les sourires des gens, et les petits vents de l’hiver qui commencent à se manifester, je pense à toi. Quand c’est ton artiste préférée qui passe, ou la mienne, je pense à toi. Tout me fait penser à toi.

Ce que tu vis actuellement n’est pas facile. Mais tu sais quoi. Il faut que tu te ressaisisses. Que tu redeviennes optimiste. Comme avant. Comme le premier jour. Ce premier sourire, dans cet aéroport, avec ce débardeur noir, et ce vernis sur 2 doigts. Heureux comme lors de ce dîner chez ton amie, quand on ne s’était pas revu pendant quelques jours. Heureux, comme quand tu dédicaces tes livres. Comme quand tu mangeais ces frites au pays de la moule. Heureux comme à Marrakech au bord de la piscine. Comme à Barcelone au bord de la mer.

Aime. Danse. Chante. Rigole. Aime. Aime. Aime. Moi. Les autres. L’autre. Lui. Elle. Aime. Juste aime. C’est beau. C’est bon. C’est positif. Tu as besoin de ça. D’aimer. Et de laisser te faire aimer. Et si le besoin l’impose, laisse les bras t’aider à te soulever.

Je t’avais dit que j’avais besoin d’espace. Tu m’as dit que tu as besoin d’espace. Et maintenant que nous sommes loin, à quelques blocs de béton, mais loin. A quelques arrêts de métro, mais loin. A quelques rêves matinaux, mais loin. Les jours passent lentement, les nuits deviennent de plus en plus froides, et ce n’est pas uniquement à cause de l’hiver. C’est surtout parce que je ne sens plus ton corps.

Je t’ai écrit des mots, des poèmes et des lettres. Mais je ne sais pas si tu les as reçus. Je ne les ai jamais envoyés. Jamais partagés. Jamais retranscris. Pour te laisser de l’espace. Nous offrir ces « vacances ». Tu ne les as jamais lus ces écrits. À moins que le ciel ne te les a fait parvenir.

Tu sais mon amour, l’Homme est masochiste par nature, et aime s’infliger des peines et des tortures. Mais de toutes les douleurs qu’il aime s’infliger, l’amour est la pire.

 

A demain,
Quand demain sera là
Des baisers


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