Demain nous serons plus forts

Il m’est plus difficile maintenant de te parler. Tu m’intimides, tu m’émerveilles, tu me charmes, tu me tues. Je t’aime !

Il m’est plus difficile de te parler, compte tenu de ce qu’on a vécu. Ce qu’on s’est dit. Ce qui s’offre à toi comme incertitude du destin. Ce qui s’offre à moi, comme maladresse qui creuse l’épitaphe de ma vie. Mais je n’oserai renier, que malgré toutes ces cruautés que nous nous sommes dits. Tous ces doutes qui planent sur nos vies, il reste quelque chose. De toi. Pour Moi. Il y a ce sentiment que ton amour offre. Ce sentiment de sécurité dont la vie m’avait dénudé il y a des automnes, je n’ai pu le récupérer qu’auprès de toi. Peu importe où je vais, tant que je sais que tu es mien, que ton corps cloitre mon corps, que tes lèvres percent mes lèvres, que tes mains errent sur mon petit corps … je me sens chez moi. Je me sens en sécurité. Je me sens amoureux. Et je t’avoue, que je n’aurai espéré  tant de la part de l’amour. Un amour dont le scepticisme éteignait peu à peu, au fil des années, la flamme de mon espoir, perdant confiance en toute beauté, en toute bonté, jusqu’à ce que mon destin s’est offert à tes yeux aux couleurs de la vie. Je compris, que je n’ai nulle part où aller. J’ai trouvé mon chez moi.

Car je t’atteste, que le vrai chez-soi peut-être n’importe où, tant que c’est avec cette personne. Et tu es ma personne. Tu es ma raison. Tu es mon amour. Et dans ce monde, ce nouveau monde, celui auquel j’appartiens, tu es, ce qui compte le plus pour moi. Tu es moi, comme en moi, et pour moi.

Et plus les jours passent, plus, je trouve que mon amour envers toi grandit, et je deviens ridicule. Comment, moi, j’étais capable de supporter tant de sentiments dans ce petit cœur qui noircissait à chaque levé de soleil. Mais je comprends ce soir, que le plus ridicule en moi, n’est pas de t’aimer … mais de ne pas te le dire assez. Que je ne te l’écrivais jamais, car, il serait nécessaire de te le rappeler, je me sens dépassé par tout. Je suis un témoin de ce qui se passe dans ma vie, et pas le temps de prendre du recul pour savoir où je vais, alors je cours … et en courant, j’oublie mes principes, mes valeurs, qui je suis, ce que je fais, ce que je suis. Je suis jeune. J’écris. Pas le meilleur, mais j’écris quand même, avec mon cœur. Quand le cœur y est. Mais je me sentais dépassé par tout, et j’errais dans les ruelles de ce nouveau monde qui s’offre à moi, oubliant le plus nécessaire, la vraie essence, l’unique beauté dans tout cela … TOI.

Parce que, jours de cela, je ne croyais pouvoir écrire, de nouveau, par amour, pour l’amour. Mais il m’a suffit de te négliger, et marcher entre mes larmes pour savoir que tu es, la seule chose qui en valent la peine. La seule chose, que je ne veux perdre. La seule chose, qui m’appartient. La seule personne à qui j’appartiens. Tu es venu. Il y a plusieurs tours de montre, et tu m’as prouvé, que tout arrive à point, à ceux qui savent patienter. Tu m’as montré, que le vrai amour existe. Qu’il est libre. Comme je l’ai toujours imaginé. Comme je l’ai toujours souhaité.

Puis je me rends compte de la veine que j’ai, nos destins ne se seraient jamais croisés, nos chemins ne se seraient jamais connus. Ton nom m’était familier, et pourtant inconnu. Aujourd’hui, ton nom est tout ce que je connais, j’en oublie le mien par moments, très souvent même. Et je me vois porter le tien, il me va bien … Je me vois ta moitié, moi, homme, mécréant d’amour et du « vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours » je me perçois que je suis face à une réalité, plus féerique que les contes de ma grand-mère, plus formidables que ces livres saints, plus fort que les dieux grecs. Qu’ai-je fais pour la mériter ? La vie … je l’ai accepté peut-être ?

Je t’ai crié dessus. Tu m’as fais pleuré. Je t’ai reproché un tas de choses, et tu m’as exposé à mes faiblesses. Tu as essayé de me battre en bas, et je n’ai pas essayé de te sauver de tes cauchemars. Ton avenir restait incertain, et  le mien n’en était pas plus clair. Mais il suffisait que je pense à ce soir, où toute ma force m’avait quitté pour laisser place à mes plus grandes faiblesses, aux plus amers de mes larmes, et tes épaules étaient là. Tes caresses. Tes baisers. Tes mots. Tes larmes. Tes accolades. Ton amour … oui, ce soir-là, jamais, jamais et au grand jamais, durant toutes ces 23 années, je ne me suis senti autant chez moi qu’en voyant tes larmes, ton amour … et ton premier « je t’aime ». Je compris que, toi, et moi … nous allions nous en sortir. Malgré ces milles bornes qui nous séparent. Malgré ces maladresses dont nous avions fait part. Malgré ces heures qui nous détruisent. Malgré toutes ces nuits où tu n’es pas à mes côtés. Car je t’ai … ancré dans mon âme, tel que les premiers versets des livres sacrés ancré dans la tête d’un prophète. Car tu es à moi. Et je suis à toi, avec tout ce que j’ai à offrir ce soir, et ce que j’aurai à t’offrir demain.

Et ce soir, je me mets à genoux face à cet amour que tu éprouves pour moi. Face à cet amour  que mon svelte corps semble pouvoir porter comme le plus saint des fardeaux. Face à ce courage dont tu as osé faire preuve.

Car ce soir, l’amour que j’éprouve pour toi, est plus qu’un simple amour. C’est ma religion. Tu es ma foi. Notre amour est ma raison. Ma plus grande force. Ma plus grande muse. Ma plus grande crainte, et mon plus grand espoir.

Je sais, que ce soir, on trouvera un moyen de battre, tout battre, nous battre, les battre tous … pour être libre. Pour être nous. Pour t’être à toi. Pour me jurer à toi. Pour que tu sois à moi. Rien qu’à moi. Demain, et pour toujours. Pour que tu me promettes, jusqu’à ce que l’amour nous sépare. Pour leur faire comprendre que le vrai amour n’existe que dans la vraie vie. Que le vrai amour ne compte pas, ne se vend pas, ne s’explique pas. Que le vrai amour n’a pas de langues, n’a pas de couleurs, n’a pas de sexe, ni de limites, ou de comptes à rendre. Que le vrai amour … est semblable à celui que je porte pour toi. Que tu ressens pour moi.

Mon amour,

Ce soir, je voudrais te rappeler une chose que tu m’as professée, si l’on tombe dix fois, on se relèvera une onzième fois. Et je sais que nous allons nous relever, autant de fois que ce gouffre qui s’offre impitoyablement à nous se creusera. Je sais que nous tomberons. Mais nous nous relèverons, parce qu’on est fort. A deux, nous sommes plus que forts. A deux, nous sommes toi et moi. Et à cette conclusion, personne ne pourra nous battre. Je compterai sur toi. Et tu pourras compter sur ma main pour nous en sortir. Car nous avons toujours besoin de quelqu’un pour nous en sortir. Et ce soir, comme demain, c’est de ton aide dont j’ai besoin. Et c’est de la mienne dont tu auras besoin.

Puis faut que tu saches mon amour, si demain, le soleil ne se lève pas. Nous trouverons un moyen de créer de la lumière. Et si l’air décide de nous quitter, nous ferons en sorte de vivre sans. Nous trouverons tous les moyens pour vivre, de vivre, pour survivre, pour continuer. Toi. Moi. Nous. Ce soir. Demain. Toujours. Rien que toi et moi. Face à tout. Face à tous. Toutes ces putains. Tous ces voleurs. Tous ces malheurs. Toute cette malchance. Tout ce mauvais sort. Tout ce qui ne va pas. Toutes ces entraves… Demain, nous serons plus forts. Car demain encore, nous serons deux et parce que ce soir, je t’aime … parce que notre amour est gracieux. Il est fort. Il est libre.

Derrière tous les Poker Face. Toutes les hypocrisies des sourires. Entre les non-dits et les dits. Entre tous ces temps où l’on ne pense pas ce qu’on dit, ou que l’on dit ce qu’on ne pense pas. Il y a des moments dans la vie où plus aucun mensonge, aucune niaiserie, aucune hypocrisie ne peuvent être plus fort que l’âme d’un être amoureux.
Car il n’y a que là où les sourires sont sincères, ou les joies sont parfaites, où les regards sont enfantin mais témoignent d’une grande maturité.
Je l’aime … et nous le savons tous les deux.
Je l’aime … et sa photo a su en être notre seul témoin.

3 réflexions sur “Demain nous serons plus forts

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s