Mon éternel amoureux

Ce qui t’arrive n’est surement pas simple. Non, il ne l’est pas, je devrai le savoir, on se connait assez bien … à vrai dire, de toutes les personnes sur terre, toutes, celle que tu connais ou celles qui ne te connaissent pas encore, je suis la personne la mieux placée pour te comprendre.

Ne pense pas !

Facile à dire n’est-ce pas ? Facile à écrire … On te l’a reproché, tu penses, peut-être trop. Souvent beaucoup, tu dramatises, tu scénarises, tu imagines et tu en fais tout un débat, rien qu’entre toi et toi-même … Mais savent-ils cela de toi ? Il se pourrait qu’ils aient une petite idée, mais savent-ils vraiment quelque chose ? A quoi tu penses ? A ce que tu te dis ? A qui tu penses ? Ce que tu te reproches ? De quoi tu te soucis ? Et pour qui ? Pour qui est une bonne question !

Rassure-toi, ils n’ont aucune idée, de ce que tu es, de qui tu es … de cet enfer, oui, parce que penser est un vrai enfer. Il faut arrêter … Impossible me diras-tu … Impossible n’est pas français diront les autres. Mais c’est impossible, car c’est toi, c’est ce qui te définit … tu penses, tu es un penseur et c’est grâce à ça que tu es ce que tu es aujourd’hui. Donc oui, ne pense pas … Et oui, pense. Cela pourrait te paraitre bizarre, contradictoire, insensé … Mais qui ne l’est pas ? Qui n’est pas dépourvu de sens ? De contradictions ?

Ecoute,

Tu n’as pas à t’y faire. Tu es fort, oui tu es fort … TU ES FORT. Tes larmes en disent beaucoup, et ce n’est pas grave si tu en versais tomber quelques-unes de temps à autre. Ce n’est pas grave, non plus, si tu n’en répandais pas. C’est peut-être mieux ainsi. Prends tes larmes, mets les dans un sac, dans ta poche, ou une cachette, puis laisse-les pour des temps qui le méritent.

Parce que, peut-être que c’est comme cela que les autres se soulagent, quelques larmes versées et c’est bon ! On passe à la suite. Mais pas toi, non, tu n’as pas besoin de ces larmes, tu as tes moyens. Je t’épate non ? Je te connais assez ne trouves-tu pas ?

Mais ne t’en fais pas … tu t’en sortiras, de toute façon ce n’était qu’une sorte de bêtise pré-pubère que l’on a tous déjà vécu, et qu’on vivra encore, et encore. Mais c’est le sens de la vie. Il se pourrait que les autres ne comprennent pas cela, mais moi si, moi je te comprends, et tu as le droit. Tu as tous tes droits, si tu veux te renfermer sur toi-même, renferme toi … Et ne les laisse rien changer en toi, tes principes, car ce n’est qu’en te renfermant sur toi que tu sauras si c’est la bonne solution ou pas. Et puis tu as besoin de te renfermer. Crée ta bulle, crée ton monde … ce n’est que comme ça que tu vis, que tu ES … que tu écris. Alors renferme toi, tu as tant besoin d’être entouré de quatre murs noirs dont la seule issue est une belle porte colorée mais fermée et sans clefs. Puis surtout, ne les laisse pas te dicter, tu ne devras pas les laisser. Car actuellement, en ce moment, tout ce qui importe c’est toi. La terre n’est qu’un théâtre, la vie est une pièce … Et tu es l’acteur. Les autres viendront, partiront, peut-être ne  prendront même pas la peine de faire cela … puis, en fin de journée, tu resteras l’acteur, toujours présent. Et la raison pour laquelle ces gens se sont déplacés, c’est justement pour te voir. Toi. Ne vois-tu pas que tu es important ? Tu l’es chou, tu l’es !

ILS ?

Ils seront tous là … ils ont toujours été là. Ils ont parlé, ils parleront et ne cesseront de le faire. Alors laisse les, tu n’as rien fait de mal, tu es bon … tu es bon parce que tu t’es permis une fantaisie, une sorte de fantaisie que l’on ne se permet pas toujours, de temps à autre, surtout si l’on connait la valeur de cette fantaisie. Mais sais-tu que toutes les fantaisies ne sont pas bonnes ? Comme tous les manèges dans un parc d’attraction. Tu peux tous les essayer, mais tu n’aimeras qu’une seule … Le coup de foudre … Le coup de foudre … le coup de foudre … Le coup de foudre … Le coup de foudre … le coup de foudre … Le coup de foudre … Le coup de foudre … le coup de foudre … Le coup de foudre … Le coup de foudre … le coup de foudre !

Tu rigoles là hein ? Tu souris … je le vois ce sourire se dessiner sur ton visage, ton visage tout pâle, ton visage tout maigre. Oui, le coup de foudre te fait rire. Parce que tu y as toujours cru, et qu’on te le lance directe comme ça : Ce n’était qu’un coup de foudre !

Oui, ce n’était qu’un coup de foudre, mais savent-ils ce que cela représente pour toi ? Haha … Oui, c’est exactement ça. Tu n’as pas besoin de larmes, non, ne pleure pas. Non, ça ne sert à rien de pleurer … Rigole … Rigole et Rigole …

Rigole parce que tu le vaux bien. Rigole parce que tu es beau. Rigole parce que ça te fera plaisir. Moque-toi, de lui, d’elle, d’eux, d’elles, de lui … et lui … et elle … Moque-toi. Moque-toi du destin, de la chance, de l’amour, des croyances. Moque-toi, des gens, de ta famille, de tes amis. Moque toi, oui, moque toi, de ce coup de foudre, de cette envie, de ce qu’on appelle l’amour … Moque toi, et rigole … Rigole car tu en as tant besoin. Rigole et moque toi … parce que tu as tant pensé … Moque toi parce que ça va certainement passer, parce que ça va passer. Et ce jour-là, tu regarderas en arrière et tu te moqueras de toi, de ce que tu t’es imaginé, de ce que tu avais pensé, d’avoir osé penser … Moque toi maintenant, autant le faire maintenant. Parce qu’il faut que tu apprennes que, tout, tout, tout, finit par passer. Que ce cœur qui te fait mal, ce cœur serré, ce cœur qui pèse lourd, ce cœur brisé, ce cœur qui bat, qui battait … est contrôlable quoiqu’on te dise. Moque toi alors … oui moque toi, de tout et tous … Moque toi, de toi !

Tu sais … tu vas passer pour un salaud. Ça c’est au cas où ils n’avaient pas pensé autant depuis quelque temps déjà. Mais tu sais quoi, tu n’en es pas un, tu n’es pas un salaud. Tu es toi, et toi, tu t’es imaginé que la vie est une fleur. Que ses pétales soient des amours, des conquêtes, et ça ne se régresse pas une fois que tu en enlèves une, au contraire, ça progresse. Que chaque fois, la nouvelle conquête est meilleure que la précédente. Que tu peux enlever ces pétales et que tu te diras que tu aimeras chaque personne plus que la précédente parce que c’est comme ça que fonctionnent les fleurs et les pétales : Tu aimes, un peu, beaucoup, simplement, passionnément, à la folie, éternellement.

Mais tu sais quoi, ta pétales à la folie, est toujours collée à cette fleure … Tu as juste un peu mélangé le tas, tu n’as pas su cueillir la bonne.

Tu n’es pas un salaud. Tu es un éternel amoureux, qui va connaitre des hauts et des bas, à cause de qui ? De tous ceux dont tu devrais te moquer.

Tu n’es pas un salaud quoiqu’ils disent. Tu es quelqu’un de bien, de bon, de très bon. Tu n’es pas un salaud, peu importe les histoires qu’on osera conter sur toi, te coller, tout ce qu’on dira envers et contre toi. Tu n’es pas un salaud. Comment peut-on devenir un salaud quand on ose aimer ? Ou juste essayer. Tu n’avais rien à perdre et tu n’avais personne. Tu n’es pas un salaud. Tu as peut être blessé quelqu’un, mais ce n’est pas ta faute si tu es bon, bien. Tu n’as pas blessé, tu n’es pas le fautif, tu n’avais personnes, tu étais maître de ta personne. Tu n’étais que pour toi, tu n’as donc blessé personne. Que tu sois un rêve, un fantasme.

Non, tu n’es pas narcissique, mais tu souffres, tu as osé croire. Cela ne fait pas de toi un salaud. Mais un éternel amoureux, mon éternel amoureux. Tant pis pour eux, ceux que tu connais, ceux qui te connaissent, ceux qui ne te connaissent pas mais qui te haïront parce qu’on t’a fait passer pour un salaud. Mais ne te sens pas visé, tu sais, tu n’as rien à faire dans l’histoire. Tu n’avais rien à perdre, tu étais maître de ta personne. De ton curieusement bon être, même si tu refuses de voir.

Tu n’es pas un salaud, et tu n’es pas mauvais. Et si ces personnes veulent voir cela en toi, tant pis pour eux. Car crois-moi, qu’on t’imagine comme ça c’est juste parce que tu les effraies, parce qu’ils ne te connaissent pas. Et qu’ils ne connaissent pas toute la vraie histoire. Qui est bon, qui est mauvais, qui est l’autre bonne personne, et qui est l’autre mauvaise personne. Qui est victime et qui est coupable. Ils ne savent rien, donc ils peuvent parler. Ils peuvent parler parce que tu es bien haut et meilleur que tout cela, tu es bien haut et meilleur qu’eux. Et non, tu n’as pas à être humble. Surtout pas toi, soit hautain et reste le. Tu le mérites. Car même en étant un salaud, le jour où ils te rencontreront ils viendront te lécher le cul, comme ils l’ont toujours fait. Et autant être un salaud qu’un hypocrite de dernière classe.

Maintenant si tu te sens utilisé, violé dans ta propre romance, brisé. C’est que tu as le droit. Car tu l’as été, on a abusé de toi. On t’a insulté sans qu’ils ne sachent, on t’a blessé … et on t’a jeté. Et tu as le droit de tout refuser, tout ce qui vient de leur part. Mais qu’avaient-ils perdus ? Personne ne le saura maintenant. Chose est certaine, ils ne t’ont pas gagné. Et TANT MIEUX!

Repose toi, tu as beaucoup pensé … Repose toi. Et renferme-toi, car personne ne mérite que tu t’ouvres pour elle. Renferme-toi, protège-toi, car si l’amour ne vient pas aujourd’hui, il viendra un jour. Mais ça ne sera pas demain, ni après-demain. Ce ne sera pas devant ta porte, ni dans le train. Ce ne sera pas maintenant … mais ça sera !

Crée ta bulle, crée ton monde. Car tu as été violé dans ton propre cœur, ta propre romance, toi. Renferme-toi et ne les laisse pas parler pour toi, de toi, en toi. Tu sais ce que tu vaux, tu devrais le savoir. Tu es bon. Oui tu es bon !

Va te reposer mon éternel amoureux. Et surtout, quoiqu’il arrive, rappelle-toi toujours que : Y un día después de la tormenta. Cuándo menos piensas sale el sol !

Moi, à toi, éternellement,
Ton ami. Ton seul ami !


6 réflexions sur “Mon éternel amoureux

  1. De l’autre côté de l’Atlantique, au mois de mai. Au bord de ses eaux paisibles, vêtu du plus sommaire des maillots, il s’était étendu sur la plage. Radieusement basané, s’était-il vraiment endormi sous le grand soleil printanier ?

    Assis à son côté, je me demande ce que je peux ajouter à ce tableau lumineux. À quelques pas de là, je suis allé cueillir une fleur d’hibiscus. Je suis revenu le poser sur son cœur … à Moulay Bousselham. Éternel n’a pas été son amour. Éternel est son souvenir.

      1. C’est un merci de m’avoir rappellé un séjour au camping de Moulay Bousselham, la dernière plage que j’ai visité avant mon retour définitif au Canada, accompagné de mon ami. Le hibiscus se trouve partout autour de Moulay Bousselham. Passe par là un jour, au mois de mai, et donne m’en des nouvelles.

        1. Eh bien écoute … Moi qui a horreur de Moulay Bousselham, je ne te fais pas dire comment ça a enormément changé ces 10 dernières années. Je me demande bien comment c’était à l’époque où tu étais là, en tout cas, tu seras beauucoup surpris 🙂

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